 Mot clé : Ne rien faire, faire quelque chose d’inutile
Liste des 6 synonymes correspondant au mot clé :
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Boratter
[bɔʁate] |
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Suisse | v. tr.
(Familier) Faire quelque chose, s’occuper à (des bricoles). Étymologie et origine culturelle Le terme est répandu dans le pays vaudois, selon de nombreux lexiques, avec même une petite vidéo questionnant sur son sens; mais son explication l\'est beaucoup moins. Cependant le site Wikipédia, à prpos des habitants de Maracon écrit : \"Ils sont surnommés lè Bourata-caion (les baratte-cochons, boratter signifiant faire, bricoler, foutimasser en patois vaudois)[\" On rapproche donc boratter de \"baratte\" désignant un petit récipient, notamment pour faire le beurre (peut-on exclure l\'influence de ce mot \"beurre\" sur boratter ?), donc le fabriquer. Et ce sens de fabriquer peut être étendu comme dans l\'expression \"qu\'est-ce que tu fabriques\", avec une valeur un peu dépréciative. Donc faire au sens de \"bricoler\", de s\'occuper de bricoles, sans qu\'il soit systématique. |
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Faire banquette
[fɛʁbɑ̃kɛt] |
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Sénégal | Loc. verb.
Rester à ne rien faire, faire tapisserie. Étymologie et origine culturelle La banquette n\'est pas loin de la tapisserie... Si on fait tapisserie, on préférera même faire banquette... Car on aura plus de confort avec la banquette où l\'on peut fainéanter à souhait. Si la banquette a pu être un petit banc pour traire, ici le suffixe ne donne rien pour la petitesse : on s\'allonge sur une banquette à taille d\'homme ! |
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Foutimasser
[futimase] |
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Suisse | v. intr.
1. (Familier) S’occuper à quelque chose d’inutile.
2. (Familier) S’agiter en vain sans se décider. Étymologie et origine culturelle Le FEW rattache le mot à « foutre » suivi de « masser ». Si l’on rapproche de l’expression « s’en foutre », c’est-à-dire « considérer comme sans importance », on comprend « masser sans importance ». Mais que signifie alors « masser » ? D’abord « pétrir », « palper », ensuite en argot « travailler un objet », d’où plus généralement « travailler ». Travailler en s’en moquant, c’est évidemment s’agiter pour rien, ou vainement, sans s’y consacrer. |
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Pétouiller
[petuje] |
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Suisse romande | v. intr. (Courant à l'oral, rare à l'écrit) (Familier) Ne poser aucune bonne action, se distinguer par son indolence, lambiner. Étymologie et origine culturelle Pétouiller est formé sur péter avec suffixe dépréciatif -ouiller . C\'est a priori un moteur qui pétouille, donc fonctionne mal. Un individu qui pétouille est donc quelqu\'un qui n\'avance pas, qui ne fait rien de positif |
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Poser son derrière
[pozesɔ̃dɛʁjɛʁ] |
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Réunion | loc. verb.
1. S'asseoir.
2. (Par extension) Ne rien faire, être paresseux.
Métaphore expressive. Poser son son derrière, c'est bien l'installer, ce qui suppose qu'on ne va quitter sa position. Donc on va traîner, s'installer dans l'inaction, un bon farniente.
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Zigonner
[zigɔne] |
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Québec | v. intr. (Familier) Perdre son temps ; ne rien faire qui vaille, flâner, traîner, lambiner. v. tr. (Familier) Hésiter, atermoyer. Étymologie et origine culturelle Faut-il le rattacher à « zigougner » ? Sémantiquement et morphologiquement, c’est possible. Le FEW renvoie à la cigogne et à un objet rappelant la forme de son cou, à savoir une manivelle, qu’on tourne dans tous les sens. Entendu en Haute Savoie : « T’as pas bientôt fini de zigougner ta clé pour qu’elle entre ! », au sens de remuer dans tous les sens. On zigogne alors aussi en marchant de biais et de travers, de droite et de gauche. C’est un signe d’hésitation et, en conséquence, à force de tergiverser, de perdre du temps. |
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