Canada | n.f. Crépuscule. On dit à la brunante, pour dire « au crépuscule ».
[brynɑ ̃:t]]Étymologie et origine culturelle Le CNRTL donne plusieurs précieuses indications : « Synon. à la brune*. Une grande flamme-lumière aperçue dans un pays triste, à la brunante » (Hémon, Maria Chapdelaine,1916, p. 196).
1re attest. 1810 (Viger, Néologie canadienne, p. 12 dans Canadian); dér. du rad. de brunir* avec finale -ant (sur le modèle des part. prés. adjectivés des verbes en -er) pour servir de synon. à brune* « nuit » ; à rapprocher de l’a. fr. brunant « poli, luisant » fin XIIesiècle. (Floov., 2076, A. P. dans Gdf.) de même formation. ».
C’est une expression poétique que l’on trouve dans plusieurs ouvrages tant québécois qu’acadiens. C’est la couleur brune du coucher de soleil, celle qui suit le rouge flamboyant, avant de passer au bleu-gris, puis au noir nocturne. Loïc Depecker évoque « la brune de la nuit » expression autrefois propre à plusieurs régions. C’est donc un moment particulier offrant du romantisme. |