Logo du dictionnaire
Dictionnaire des parlers francophones
Synonymes, expressions & usages du français de partout

Trouvez le mot juste.

Recherchez des synonymes, explorez des expressions idiomatiques et découvrez les nuances du français, de Paris à Abidjan, de Montréal à Dakar.

Dessin du jour
Illustration du dictionnaire
Mot clé : Faire du bruit

Faire du bruit

Liste des 5 synonymes correspondant au mot clé :
Bardasser [baʀdase]
Québec
v. intr.

1. (Familier) Bouger, mettre quelque chose sens dessus dessous, s’affairer à quelque chose en faisant du bruit, du tapage.

2. (Familier, par extension) faire du bruit, du remue-ménage.

3. (Familier) Remuer, manipuler, traiter quelque chose sans ménagement, sans précaution, souvent bruyamment.

ORIGINE : Le Wiktionnaire renvoie à deux origines possibles : "Soit d’un verbe poitevin bordanser (« balancer, secouer »), soit de barda, à cause du bruit que faisaient les soldats en emmenant leur barda." Retenons ce barda qui pèse et peut provoquer des réactions bruyantes. Notons aussi le sens signalé par le TLFi : "Faire le ménage", ce qui peut être bruyant (on dit bien remue-ménage"), même si l'on chante ou sifflote... Renvoyons aussi à l'expression "ça va barder", d'abord "ça va peser", puis "ça va mal aller",qui s'accompagne d'un potentiel bruit de tonnerre !
 
Carnager [kaʀnaʒe]
Louisiane
v. intr. 

Faire du bruit, du vacarme.

Étymologie et origine culturelle
Dérivation du français de référence carnage. D’après le Cntrl, carnage signifie l’« action de tuer, de mettre en pièces (d'une manière violente et sanglante) une grande quantité d'animaux ou d'hommes; résultat de cette action ». Le Godefroy relève qu’au XIVe siècle, charnage/carnage (s.m) signifiait « chair », « nourriture de chair, viande », « festin où l’on mange beaucoup de viande » ou encore « l’époque où l’on peut manger de la chair, tout le temps de l’année qui n’est pas le carême ». On remarque que le terme charnaille (n.f.), signifiant « massacre », correspond davantage à l’acception de carnage du français métropolitain contemporain. Tous ces carnages accompagnés de violence sont bruyants, ce qui rappellerait le mot "noise" du moyen-âge. Reste un bel exemple de glissement sémantique euphémisant, du carnage sanguinolent à l’action plus bénigne de carnager bruyamment.
[kaʀnaʒe]
 
Faire du désordre [fɛʀdydezɔʀdʀ]
Réunion
loc. verb.

Faire du vacarme, faire un barouf du diable.

Étymologie et origine culturelle
Par composition à partir du n.m. désordre. Voir l'entrée désordre.
 
Actions, attitudes, événements
Secouer les calebasses [s(ə)kwelekalbas]
Gabon
loc. ver.
(Surtout oral, familier) Faire parler et réagir les gens, faire du bruit, faire des remous.
Étymologie et origine culturelle
Emploi métaphorique. La calebasse est le fruit du calebassier. Comestible, il est utilisé pour fabriquer des objets pratiques (des récipients, louches, etc), des jouets, ou de nombreux types d’instruments de musique : des percussions, des instruments à cordes, ainsi que des maracas. Secouer les calebasses, c’est donc faire du bruit, au sens propre comme au sens figuré !
[s(ə)kwelekalbas]
 
Actions, attitudes, événements
Trapigner, trépigner [tʀapiɲe, tʀepiɲe]
Acadie
v. intr.
Faire du bruit.
v. tr.
Piétiner.
Étymologie et origine culturelle
Le verbe trépigner est attesté en français depuis le XVe siècle. On le trouve dans le Gargantua de Rabelais, cher à Antonine Maillet, où il signifie "taper des pieds". Selon le FEW, il dérive du verbe en ancien français treper « frapper du pied, sauter » emprunté à l’étymon germanique reconstruit *trippōn « sauter ». Cet étymon a également donné trepinis, le « bruit que fait le cheval en piétinant » ou trepeil, « bruit de la mêlée, mêlée confuse » apparenté à trepelh « trouble, tapage ». Les deux acceptions acadiennes découlent de cette même origine : le piétinement et le bruit qu’il produit.
[tʀapiɲe, tʀepiɲe]
 


Université Lyon 3
Institut international pour la francophonie
Logo partenaire
Logo partenaire
Logo partenaire